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19/04/2010

Patrimoine rural : une visite de Saint-Hippolyte-de-Montaigu

Dimanche 28 septembre 2008, la sortie de H.C.U. à a été une première. Dans le passé, les (rares) excursions dans le plus petit village de l'Uzège (env. 220 hab.) s'étaient principalement contentées d'une visite de son église romane dont notamment l'abside présente quelques intéressants aspects d'histoire architecturale. Mais, jusqu'ici, en l'absence d'une documentation cohérente, aucune visite complète du village n'avait encore été entreprise.

Georges Fabricius, habitant du village et adhérent de H.C.U., a relevé le défi et a mené des recherches historiques approfondies sur Saint-Hippolyte-de-Montaigu qui paraîtront prochainement en forme de livre (avec le soutien de H.C.U.). Tout naturellement, H.C.U. a demandé à M. Fabricius d'organiser et d'animer une première visite intégrale du village.

Au départ du parking derrière la nouvelle mairie où on s'était rassemblé, le groupe d'une vingtaine de passionnés d'histoire a exploré le village. La paroisse et le village de Saint-Hippolyte-de-Montaigu sont en effet riches de dix siècles d'histoire.

Le ruisseau qui traverse le village, est aujourd'hui enjambé par le pont de la R.D. 982. En contrebas de celui-ci se trouve l'ancien passage à gué, un élément d'importance pour comprendre l'évolution du vieux centre-village : dans les temps peu sûrs, jusqu'à la fin du 17e siècle, son noyau historique fut en effet entièrement entouré d'un mur d'enceinte dont nous avons encore pu repérer quelques parties restantes en haut du passage à gué. Le village même n'était accessible que par deux portes, dont l'une à l'ouest (côté Uzès), l'autre à l'est (côté Bagnols). Le trafic de transit devait contourner le village au sud ; puis traverser, au passage à gué, le ruisseau qui, dans ces temps-là, avait le triple de son débit d'aujourd'hui ; pour ensuite regagner l'ancien "chemin des diligences" direction Bagnols-sur-Cèze. Ainsi, le village ne prévoyait pas de traversée rectiligne à l'intérieur de son enceinte. Par conséquent, les travaux sur la départementale dans l'agglomération furent un défi majeur, qui se terminait par l'achèvement du pont routier en 1762.

Un des buts de la visite ayant été de faire revivre la vie rurale d'antan, le tour comportait de nombreuses entrées dans des terrains privés, avec l'aimable autorisation des propriétaires.

La première halte fut au bâtiment de l'ancienne mairie, construit en 1880, et qui abritait également l'école communale de 1880 jusqu'en juillet 1961. S'il n'est pas inhabituel dans les petits villages de voir mairie et école communale dans un même bâtiment (de nos jours, on peut toujours voir cela à Flaux), la particularité de Saint-Hippolyte-de-Montaigu était que les deux se partageaient une même salle ! Elle était seulement divisée par une demi-cloison, peut-être pour permettre d'avoir un chauffage en commun. En entrant, à gauche, se trouvait la salle de classe avec les bancs des écoliers et le bureau de l'institutrice ; de l'autre côté de la demi-cloison, mais accessible par une entrée séparée à droite, se trouvait le local de mairie. Le premier étage comprenait le logement de l'institutrice ; l'agencement original du bâtiment présentait ainsi la particularité d'avoir une belle cheminée en pierre au premier étage mais aucune au rez-de-chaussée. La salle de classe / salle de mairie au rez-de-chaussée fut chauffée par un poêle en fonte rond qui se trouvait du côté de la salle de classe ; tous les matins, deux écoliers étaient chargés, à tour de rôle, d'allumer le poêle. Le tarif de l'éducation, au 19e siècle, était de 2 Frs par écolier ; et en hiver, ceux-ci devaient apporter des bûches de bois pour chauffer la classe.

De l'autre côté du pont déjà mentionné, se trouvait ce que M. Fabricius appelait en plaisantant "Saint-Hippolyte la commerçante". En effet, jusque dans les années 1930, tous les commerces si typiques de nos villages d'antan étaient présents : nous voyions ainsi l'ancienne forge ; le site de l'ancienne boulangerie/épicerie avec bureau de tabac ; et les deux anciens cafés, jadis véritables centres de la vie sociale villageoise. Ensuite, la cerise sur le gâteau : la visite de la ferme Mignon, dont l'agencement et même une partie du mobilier étaient à l'état authentique et inchangé de 1900. Plafond voûté, dallage original : quel régal … Les propriétaires, M. et Mme. Charles Mignon, nous ont même ouvert les portes de leur petit musée privé d'outils agricoles et d'ustensiles ménagers ; on y voyait entre autres une authentique baratte.

Saint Hyppolite de Montaigu Puits communal.jpg






Saint Hyppolite de Montaigu Puits communal









Le tour du village fut complétée par la visite de deux puits, tous les deux en parfait état : le puits communal avec son mécanisme à manivelle et son abreuvoir, et le puits privé de M. Roger Guet qui est le puits le plus ancien du village et dont la silhouette rappelle la forme d'une capitelle. Pour la petite histoire, l'eau courante n'étant arrivée qu'en 1968 à Saint-Hippolyte-de-Montaigu, le puits communal était à usage commun mais les propriétaires avaient également des puits privés sur leurs terres.

Saint Hyppolite de Montaigu - Un puits privé.jpg







Saint Hyppolite de Montaigu - Un puits privé









Enfin, l'église, de style roman tardif du 12e siècle, est certainement le principal joyau de l'histoire architecturale du village. Elle fut assez probablement, à l'origine, la chapelle d'un couvent. À première vue, elle se présente de façon assez sobre : une nef unique sans bas-côtés, de trois travées prolongées d'une abside en hémicycle. La nef, sur un axe général est-ouest, mesure 12,90 m de longueur et 5,40 m de largeur. Il n'y a pas de transept. Il faut regarder de plus près pour découvrir les beautés de cette petite église :

À l'extérieur d'abord, on note la façon très particulière d'exécution de la partie haute de l'abside : construite en hémicycle, sa toiture est supportée par une corniche couverte de lauzes ; la corniche s'appuie sur des corbelets ou modillons (pierres de support en saillie) sculptés.

Abside de l'église de Saint Hyppolite de Montaigu 2008.jpg







Abside de l'église de Saint Hyppolite de Montaigu











Saint Hyppolite de Montaigu Détails de la corniche de l'abside.jpg




Saint Hyppolite de Montaigu Détails de la corniche de l'abside







À l'intérieur ensuite, on note que la nef est couverte d'une voûte en berceau exécutée en pierres, et supportée par trois arcs doubleaux en plein cintre (dont deux sont visibles ; le troisième se "cache" sous la construction de la tribune). De telles voûtes en pierre furent introduites au 12e siècle, en premier lieu pour remplacer les toitures en bois et pour ainsi réduire les risques d'incendies. Une telle voûte étant considérablement plus lourde que les anciennes constructions en bois, les seuls murs latéraux, pourtant épais de 90 cm, auraient été trop faibles, ce qui nécessitait l'appui de quatre contreforts extérieurs (côté nord) pour compenser l'énorme descente de charge supplémentaire en verticale et en oblique qui en résultait. Tout ceci sont des éléments qui permettent à l'historien de dater l'église plus précisément.

L'église étant placée sous le vocable de Saint Hippolyte, on distingue, derrière le maître-autel, un grand tableau de Saint-Hippolyte. Notre guide nous apprenait que Saint-Hippolyte-de-Montaigu doit son nom à un martyr du 3e siècle, Hippolyte de Rome (170 - 235). Grand théologien, et un des premiers commentateurs chrétiens de la Bible, mais très conservateur, il entra en conflit avec les dirigeants de l'Église de l'époque et fonda une communauté dissidente. Enfin, au cours des persécutions systématiques des chrétiens dans ces premiers temps du christianisme, il fut déporté aux mines de Sardaigne, puis exécuté (écartelé par quatre chevaux).

Nous tiendrons à remercier les propriétaires des terrains privés, de leur aimable autorisation d'entrée et du gentil accueil qui nous a été réservé : Grands mercis chaleureux à Mme. Emma Pickles (propriétaire du bâtiment de l'Ancienne Mairie) ; à M. et Mme. Charles Mignon ; à M. et Mme. Josian Guet (propriétaires du terrain sur lequel se trouve l'extérieur de l'abside de l'église) ; et à M. Roger Guet.

La parution du livre de M. Georges Fabricius, "Saint-Hippolyte-de-Montaigu en Uzège", truffé de détails et d'anecdotes, est prévue pour décembre 2008. Il sera distribué par H.C.U., et il sera également disponible à la mairie de Saint-Hippolyte-de-Montaigu.

18/04/2010

La chapelle Saint-Jean d'Orgerolles à La Bastide d'Engras

La sortie proposée en juin 2008 permettait de découvrir le secteur de la vallée de la Tave en passant par le dolmen de Coucouvèze située sur la commune de Saint Laurent la Vernède, la Chapelle de Saint Jean d’Orgerolles, le village de Pougnadoresse et la rencontre avec « la roche trouée » ( Voir livre d'Albert RATZ - "Légendes, fantasmes et historiettes de l’Uzège et de la vallée de la Tave".) pour terminer par la visite de Vallabrix.

Les richesses historique, patrimoniale et architecturale de tous ces lieux ne peuvent être décrites à travers cet article. L’église de Saint Jean d’Orgerolles en est le joyau, vous allez la découvrir à travers cette étude.

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A mi-distance entre les agglomérations voisines de La Bastide et Pougnadoresse, sur un promontoire rocheux dominant la rivière de Tave, se dresse une chapelle isolée quelque peu malmenée par les ans mais encore de fière allure : Saint Jean d'Orgerolles. Jusque dans la seconde partie du XVIIème siècle, elle servait aux offices religieux des deux lieux, ce qui laissait à croire, selon la tradition qu'elle avait été construite pour desservir ces deux agglomérations. Elle aurait appartenu aux Templiers puis aux Chevaliers de Malte.
Rien, aucun document, ne nous permet de l'attribuer aux Templiers ou aux chevaliers de Malte. La réalité semble plus simple. A la fin du Haut Moyen Age, la christianisation des campagnes est totalement achevée. Quantité de petites agglomérations ont proliféré, souvent sur l'emplacement d'anciennes villas gallo-romaines. Ces petites agglomérations, composées parfois de quelques maisons, se virent dotées chacune d'une chapelle aux alentours de l'an mil.
Sur le domaine actuel de La Bastide, deux habitats s'étaient développés. Sur la rive gauche de la Tave, en un lieu appelé Criders, l'ancienne villa gallo-romaine devenue Saint-Clément de Cadens, fut érigée une chapelle, dédiée à Saint-Blaise, complètement disparue de nos jours. Par contre Orgerolles, sur la rive droite, fut dotée d'une chapelle plus importante consacrée à Saint-Jean Baptiste.

Plan de Saint Jean d'Orgerolles.jpg






Plan de Saint Jean d'Orgerolles








L'édification de cette chapelle, typiquement d'époque romane, peut être attribuée à la fin du XIème siècle, début du XIIème. Une prospection de surface a révélé un très grand nombre de tessons de poteries témoignant d'un habitat autour de la chapelle. La couleur grise de cette céramique, due à une cuisson réductrice dans des fours au tirage médiocre, la fait attribuer au XII ème siècle, donc contemporaine de la construction de la chapelle. Contrairement à Saint-Clément de Cadens, le lieu ne recèle aucun vestige d'époque gallo-romaine. Les relevés effectués lors de notre intervention au sein de l'Association des Amis de Saint-Jean d'Orgerolles, font apparaître en premier lieu une modeste construction. Elle était composée d'une abside en cul-de-four de dimension restreinte (4 mètres d'ouverture sur 2 mètres de profondeur.). La poussée de la voûte tendant à écarter les murs, on ne pouvait pas se permettre un trop grand rayon d'ouverture. Une seule travée constituait la nef ce qui impliquait une population relativement modeste.

Saint Jean D'orgerolles - L'abside romane - 1993.jpg




Saint Jean D'orgerolles - L'abside romane - 1993





Mais dès les siècles suivants et suite à l'expansion démographique qui caractérise cette période, on s'aperçut vite que la chapelle se révélait trop exiguë pour accueillir tous les fidèles en une époque où l'assistance aux offices était pratiquement obligatoire. C'est alors que l'on ajouta deux travées supplémentaires. Les murailles de la partie la plus ancienne du bâtiment, constituées par deux murs appareillés avec entre les deux un blocage central, témoignent d'un grand soin apporté à la construction de cet édifice. On ne peut pas en dire autant des ajouts postérieurs. De puissants contreforts maintiennent le mur nord. Vers le XVIème siècle, un clocher de 21 mètres fut ajouté à l'édifice ainsi que deux chapelles latérales que l'on ouvrit dans le mur méridional. La première consacrée à Saint-Michel aurait été affectée à Pougnadoresse. La seconde devait servir de sacristie éclairée à l'est par un curieux œil-de-bœuf que l'on pouvait voir encore il y a seulement deux décennies.

Saint Jean D'orgerolles - Le Clocher.jpg






Saint Jean D'orgerolles - Le Clocher








Ce clocher dans le plus pur style roman, bien qu'élevé au début du XVIème siècle, est une véritable forteresse. Une tour hexagonale accolée contre le mur méridional extérieur abritait un escalier en colimaçon permettant d'accéder aux étages supérieurs. Il semblerait bien que ce clocher ait été construit dans un but défensif. Une légende voudrait que cette chapelle ait subi un siège, sans doute au temps des guerres de religion. Ce n'est pas impossible puisqu'il pouvait contrôler l'ancienne route d'Alès appelée dans cette portion « Chemin des Huguenots ». L'inscription que l'on peut déchiffrer sur le contrefort d'angle au nord-ouest «W le roy, W Bastide 1588 » semblerait conforter cette hypothèse.(1)
Si les bâtisseurs du clocher avaient bien respecté le style roman de l'ensemble, ils semblent avoir totalement ignoré les contraintes liées à cet art en construisant les deux chapelles latérales nécessitant pour leur accès la création de deux grandes ouvertures dans le mur méridional. Or, la poussée de la voûte en plein cintre n'étant plus supportée par l'épaisseur des murs et de puissants contreforts, la chapelle en fut d'autant fragilisée. En dépit de quelques travaux minimes, à l'aube du XXème siècle, les murs s'écartant, les voûtes et la toiture de deux travées s'effondrèrent réduites à un tas de gravats obstruant une partie de la nef. Seule la première travée, étayée par le clocher, échappa au désastre. Tel était l'état de la chapelle au cours des années 1970.

Portail ouest - Archivolte polychrome - 1993.jpg





Portail ouest - Archivolte polychrome - 1993










Le territoire de La Bastide était inféodé depuis 1212 à l'Évêque d'Uzès par le comte de Toulouse (2). La chapelle fut consacrée aux cultes de Pougnadoresse et de La Bastide. Cette situation perdura jusqu'en 1678, date à laquelle ces deux agglomérations furent autorisées par l'évêque à construire et à posséder leur propre chapelle. Ce fut la chapelle Saint-Michel à Pougnadoresse dès 1679 et l'église Saint Jean-Baptiste élevée au rang de prieuré cure à La Bastide. Seule restriction que devaient respecter les deux villages, Pâques et les grandes fêtes religieuses devaient être célébrées à Saint-Jean d'Orgerolles. Il semble que cette tradition se perdit rapidement vu l'état de délabrement et de vétusté de l'édifice. Que s'était-il donc passé ? A une agglomération déclinante, Orgerolles, les deux bourgs voisins, profitant de l'expansion démographique et de leur situation dominante, avaient largement prospéré aux dépens de la localité d'origine. Les populations avaient dû se déplacer, montant vers les crêtes voisines, lieux plus sûrs et plus faciles à défendre. Ces mouvements s'étaient peut-être accélérés au cours de la guerre de Cent Ans mais sans doute plus tôt, dès le XIIIème siècle, à La Bastide, où se trouvait une place forte déjà citée au tout début de ce siècle et autour du château de Pougnadoresse.
Les offices, dès lors, furent célébrés à La Bastide par un prieur résident et à Pougnadoresse par son vicaire amovible. En 1754, succédant à Messire de Larnac, Messire Vignal est nommé prieur curé de La Bastide. Le prieur est un nanti avec 2400 livres (3) de dîme par an, reversant...100 livres (4) à son vicaire amovible de Pougnadoresse. Tout se passa bien au début de ce ministère. A partir de 1760 de nombreuses contestations surgirent entre le prieur et la population. Cette dernière reprochait au prieur d'avoir fait enlever des pierres de la démolition de Saint-Jean d'Orgerolles et de ses les être appropriées. Elle lui reprochait, en outre, ses réclamations incessantes, ses nombreuses absences, souvent de plus de huit jours et le fait de ne pas assister les malades. C'était la première fois que cette population pourtant entièrement catholique s'opposait à l'autorité ecclésiastique.
Faut-il y voir un signe des temps ? Il ne s'agissait certainement pas d'un mouvement antireligieux mais plutôt anticlérical contre le prieur. Ce dernier, apparaît comme son prédécesseur, un personnage autoritaire, exigeant, coléreux, vindicatif et qui se croit tout permis. Première représaille de sa part : les cloches ne sonneront plus les trois coups annonçant les offices mais seulement au moment de sa montée à l'autel (5). Deuxième représaille : Monsieur le prieur, affirmant qu'au cours de ces altercations, des paroissiens lui ayant manqué selon ses propres termes, considérant que sa véritable église était Saint-Jean d'Orgerolles pourtant ruinée, les offices s'y dérouleraient, obligeant la population de La Bastide à parcourir plus d'un kilomètre pour assister aux offices. Une décennie plus tard, la Révolution française sonnait le glas de toutes ces querelles et Saint-Jean d'Orgerolles retomba dans l'oubli jusqu'au jour où ...
En dépit des outrages du temps et de l'abandon total par les hommes, malgré les dégradations intérieures, le bâtiment demeurait dans son intégrité dressant fièrement son clocher au milieu d'un paysage quasi désertique et totalement ignoré. L'escalier extérieur en colimaçon aujourd'hui disparu et qui desservait les divers étages du clocher est encore visible sur un dessin des années 1880 (6). A cette date, les chapelles latérales sont déjà démolies et leurs ouvertures condamnées. Le clocher a perdu plus d'un mètre de sa flèche. La toiture et les voûtes centrales se sont effondrées. Plus tard, l'intérieur de la chapelle a été saccagé, souillé de graffiti. A l'extérieur le cimetière communal qui avait été utilisé par La Bastide jusqu'en 1908, date de là création d'un nouveau cimetière au sud-est du village, a été la victime de vandales qui n'ont respecté ni les tombes, ni la croix centrale.


Article rédigé par Marcel PARIS, Vice-président de l'Association Les Amis de Saint-Jean d'Orgerolles.

Carte postale et photos de B.MALZAC

Le prochain texte sera consacré aux actions menées par l'Association des Amis de Saint-Jean d'Orgerolles

(1)- H- L. LABANDE, (d'après) Étude d'histoire et d'archéologie romane, Provence et Bas-Languedoc, T.I. Églises et chapelles de la région de Bagnols-sur-Cèze (Nord-est du Diocèse d'Uzès), Publication des notes et dessins de M. Léon Alègre, pp.133 à 136, F. Seguin, Avignon, A. Picard et Fils, Paris 1902.
(2)- Alors RAIMOND VI (1156-1222) ; Cette inféodation fut, sans doute, un des avatars de la Croisade des Albigeois, mais ceci est une autre histoire.
(3)- 2 400 livres = environ 72 000 francs soit 10 976 euros. Un instituteur touchait alors 120 livres annuellement équivalent à 3 600 francs soit 549 euros
(4)- 100 livres = environ 3 000 francs soit 457 euros.
(5)- Jusqu'à cette époque où cette population ne possédait pas de montres, les sonneries de cloches n'annonçaient pas seulement les offices mais elles étaient des repères dans le temps au cours de la journée.
(6)- Dessin d’A.C PIGEON, Instituteur et Secrétaire de Mairie à La Bastide.