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21/08/2014

Un livre de Claude Mazauric à lire

Destins : quatre « poilus » originaires de Collorgues 

dans la grande guerre (1914 -1918)

 

guerre, 1914-18, Mazauric, Gard, histoirien, Collorgues, Castelnau-Valence, Gardonenque,Lorraine, Champagne, destins, Flandres, Front

Sous  le terme de « destins », se trouve consigné dans ce livre le parcours militaire au cours de la Grande guerre (1914-1918), de quatre frères, deux couples de demi-frères en réalité, originaires du village languedocien de Collorgues, canton de Saint-Chaptes, département du Gard. Ces quatre « poilus », les trois premiers ayant rejoint le Front dès l’été de 1914, le quatrième en 1916, ont à eux tous participé aux combats parmi les plus rudes et les plus meurtriers de la première guerre mondiale : sur le front de Lorraine puis de Champagne en 1914, en Flandre en 1915 pour les trois premiers mobilisés, à Verdun et à nouveau en Champagne en avril 1917 pour le quatrième, enfin en Orient en 1917-1918 pour le seul des quatre fantassins qui aura « fait » toute la guerre et en reviendra indemne après sa démobilisation, mais en 1919 seulement !

A travers l’évocation de leur mode de vie rural antérieur à la guerre, observé dans le cadre méridional de leur village typique des pays situés entre Rhône et Cévennes, on prendra conscience de l’étrangeté d’une guerre dont personne  en 1913 ou 1914, ne mesurait à quel point elle serait longue et meurtrière.

Les données recueillies par l’auteur, historien de métier, grâce aux documents conservés dans les Archives publiques, relevées dans les souvenirs et les témoignages oraux, puisées dans diverses sources privées et dans les journaux de marche des régiments, aideront le lecteur à accompagner Lucien, Armand, Albin et Georges, sur les champs de bataille et dans les tranchées, dans les hôpitaux militaires et les lieux de convalescence et même au Stalag pour l’un d’entre eux. Puis, après le combat, une fois revenus à la vie civile dans la mesure où aucun d’entre eux n’a été tué, nous  retrouverons nos quatre frères, plus ou moins meurtris mais inégalement désabusés, reprendre goût à la vie dans ce qu’on qualifiait naguère de « l’entre deux-guerres ».

128 pages - 15 €

Pour commander, cliquer sur Editions de la Fenestrelle

Présentation-signature à Collorgues le 14 juillet 2014 2014 à 11 h au foyer

Voir : http://www.midilibre.fr/2014/05/22/brignon-a-lire-la-guerre-14-18-a-travers-le-destin-de-quatre-poilus-de-collorgues,864133.php

Ecouter Claude Mazauric dans l'émission "La voix au chapitre" animée par Jean-Paul PASCAL sur : www.radiogrilleouverte.com (en streaming sur le site)

Lire l'article sur Prouvènço d'aro

Voir présentation du livre à Castelnau-Valence 

11/09/2013

Guillaume de Nogaret, un Languedocien au service de la monarchie capétienne

L’association Guillaume de Nogaret, histoire médiévale en Bas-Languedoc s’est constituée le 5 janvier 2011, à l’initiative d’un groupe de personnes habitant les territoires (Nîmes, Montpellier) dans lesquels le chancelier de Philippe le Bel possédait plusieurs seigneuries.

Cette association se propose d’encourager les études et la recherche patrimoniale sur Guillaume de Nogaret par la voie de publications et l’organisation de colloques et conférences et, de façon plus générale, d’encourager la recherche sur l’histoire du Moyen-Âge en Bas-Languedoc.

 

Suite à un colloque organisé en janvier 2012, consacré à Guillaume de Nogaret, l’association vient de publier les actes dans un ouvrage intitulé :

 

« Guillaume de Nogaret, un Languedocien au service de la monarchie capétienne »

Sous la direction de Bernard Moreau 

Guillaume Nogaret, association, Lucie éditions, Nimes

Quand on habite entre Nîmes et Vidourle, on peut s’étonner de l’oubli dans lequel est tombé Guillaume de Nogaret, un Languedocien aussi éminent que contesté. Sa place de premier plan auprès de Philippe le

Bel est largement due au rôle qu’il a joué dans la solution de litiges concernant notre région, rôle qui lui a permis de faire apprécier ses mérites par son souverain. Celui-ci, n’oubliant ni les origines de son collaborateur ni ses liens avec la faculté de droit de Montpellier, a su voir tout l’intérêt que présenterait pour lui un meilleur ancrage de Nogaret dans sa province natale. Il lui confia donc la charge de juge-mage de la sénéchaussée de Beaucaire avant de lui attribuer les seigneuries de Calvisson, Marsillargues et Manduel, ainsi que des droits seigneuriaux dans une trentaine de villages autour de Nîmes avant d’en faire son garde du sceau. Nogaret sut s’intéresser à la gestion de ses biens et y procéder à des investissements, même si ses activités ne lui permettaient pas de séjourner régulièrement en Languedoc.

Et pourtant, son rôle aussi bien local que national n’a guère encore été étudié ou n’a fait l’objet que d’études peu accessibles à un public non spécialisé, pour lequel Nogaret est trop souvent limité à son action dans les affaires d’Anagni et de l’Ordre du Temple.

 

Les fondateurs de l’association Guillaume de Nogaret, histoire médiévale en Bas-Languedoc ont pensé qu’une étude plus approfondie de l’œuvre du chancelier de Philippe le Bel était particulièrement opportune. (1)

 

Cet ouvrage est publié par Lucie éditions, 34bis, rue Clérisseau – 30 000 Nîmes – 15 €

 

Pour commander, cliquer sur le lien suivant : Guillaume de Nogaret, un Languedocien au service de la monarchie capétienne

 

(1)   Extrait du 4ème de couverture.

 

08:01 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (7)

22/01/2013

Réimpression du livre :"Lou parage d'Usès/Le pays d'Uzès" - Edition bilingue

L'édition 2009 du livre consacré au poète félibre de Sanilhac, Albert ROUX étant épuisée et la demande encore présente, Histoire et Civilisation de l'Uzège a décidé sa réimpression. (Voir Bon de commande <= Cliquez dessus pour l'activer)

Albert Roux, Jean-Bernard Vazeille, Bernard Malzac, parage, pays, Uzès, Lucie éditions, félibre, félibrige, Mistral

 

Né et mort à Sanilhac le 10 mai 1871 (mort le 8 juillet 1935) il n’a quitté son village qu’entre 1915 et 1918. Tout au long de sa vie, il a écrit des œuvres qui font maintenant partie du patrimoine littéraire de l’Uzège.

Après celui paru en 1985, cet ouvrage marque une nouvelle étape dans la redécouverte d’une production abondante et variée. Les thèmes sont foisonnants et un esprit tant soit peu exercé n’aura pas de peine à les percevoir au fil des pages.

Le plus attachant sans doute est celui qui se rapporte à la vie quotidienne uzétienne entre 1905 et 1930. A. Roux relate les événements, petits ou grands, qui touchent le quotidien de la cité  se répercutent dans les localités voisines. Nous voyons bien la mutation de la grande foire de la Saint-Firmin entre ces deux dates ainsi que les réalisations spectaculaires comme l’ouverture d’un cinéma-théâtre ou les travaux d’urbanisme qui modifient l’aspect de la ville.

 

Tivoli, Uzès, Albert Roux, pays, parage, conscrits, Saint Firmin, octobre, félibre, poète

Un groupe de conscrits devant le " TIVOLI " (Aujourd'hui le restaurant "Le 80 jours")

Photo publiée dans llivre avec l'aimable autorisation de Jacques Roux (Collection personnelle)

 

Poète, passionné d’archéologie, libre-penseur, pacifiste, humaniste, autodidacte, il fut aussi le fondateur du Musée Municipal d'Uzès en 1910. Félibre, à l’instar d’Antoine Bigot, il s'exprima toujours dans la langue du terroir sans vouloir se plier aux règles de la graphie mistralienne. Ses contes et ses poèmes, publiés dès 1900, sont un florilège dédié à la gloire de son pays d’Uzège.

 

Il collabora à plusieurs journaux et revues qui firent paraître : en 1900 "Belugeto", en 1905  "Toun Noum", en 1912 ; "Charadissa Historica" (où il exalte les beautés d'Uzès). En 1925, dans les colonnes du journal "L'Eclair", il publia "Cacha Fio", (une évocation poétique des veillées de Noël d'antan).

 

Puis, il apporta sa collaboration à Georges Gourbeyre dans sa célèbre revue "La Cigale Uzégeoise" qui connait une renaissance depuis maintenant 2 ans (n°0 de la Nouvelle Cigale Uzégeoise en janvier 2010). En 1927 il fit paraître « La Proufetesso dou temple druidique d'Uzès" ; en 1928 « Sent Firmin et li Miasset » - (Evocation de la chaude ambiance de cette foire historique), en 1929 : "Cigalo et Miéjour" et en 1930 : "Euréa, la pithio Galouéso ".

 

Mais, en grand mainteneur de la langue d'Oc et des traditions populaires du terroir, et en collaboration avec son ami Albert Hugues de St Geniès de Malgoirès (grand mainteneur lui aussi et Uzétien de cœur) ils publient en 1914 : " Le Folklore du Parage d'Uzès", ouvrage dans lequel sont rassemblés : les coutumes, les jeux et les fêtes, les vieux contes populaires, les vieilles chansons et les vieux dictons, la vie au village etc…

 

La suite de cette enquête ethnologique paraîtra en 1918 dans un 2ème fascicule, et en 1920, dans le Bulletin de la Société d'Etude des Sciences Naturelles de Nîmes.

 

Une vie entière consacrée au culte de l'amitié, du souvenir et de la tradition en terre Uzégeoise.

 

Albert Roux, Sanilhac, parage, pays, Uzès

Albert Roux en 1915

 

08:04 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

11/04/2012

Dhuoda, sa vie, sa personnalité par Colette DUMAS

Si l’on en croit Eugène Germer-Durand (1) le nom de Bertille inscrit sur l’épitaphe (2) qui se situe sur les restes de l’abside droite de l’église Saint Génies  à Uzès serait une des proches compagnes de l'infortunée de Dhuoda :

 

 « V  KALENDAS : MADI  OBIIT  BERTIL

 LE  BON (AE) MEMORIA (E)  IN  DOMINE

 

Saint Génies, Uzès, évéché, Dhuoda, église, évêque, Septimanie, Elephantus, art roman, architecte, consécrationGermer-Durand

 

« Le cinq des calendes de Mai est morte dans le Seigneur, Bertille, de sainte mémoire. »

 

Cette inscription n’est pas la seule preuve de l’existence de Dhuoda à Uzès. Lors de son exil auprès de l’évêque Elephantus, elle a écrit ce que l’on considère comme le premier manuel d’éducation à l’usage de ses fils dont elle était séparée.

C’est pour parler de cette femme que Colette Dumas est docteur en histoire de l’art a choisi de nous parler de cette première femme écrivain, Dhuoda, une femme de la Renaissance carolingienne.

Voici un extrait de l’avant-propos qui situe très bien le destin à la fois tragique et grandiose d’humanité de cette princesse :

« Dhuoda » - Ce nom donné à une rue d’Uzès, est aussi celui d’une rue et d’un lycée  de Nîmes. Nom sans âge, étrange, qui éveille la curiosité. On le trouve au hasard d’une lecture sur l’histoire des deux villes : c’est celui d’une carolingienne du IXe siècle qui a rédigé à Uzès un petit manuscrit intitulé « Liber manualis », soit «Manuel». Si nous nous y intéressons particulièrement dans notre région, c’est grâce à la découverte à Nîmes vers la fin du XIXe siècle d’une copie de manuscrit datée du Xe ou XIe siècle, hélas fragmentaire et détériorée. Fort heureusement, Édouard Bondurand, un archiviste de la ville, s’est attaché à déchiffrer l’écriture en minuscule caroline alignée avec soin sur les pages du parchemin. Il en a fait la traduction du latin au français afin de le mettre à la portée de tous. Un autre travail de fourmi, de comparaison avec une autre copie de manuscrit de datation ultérieure (XVIIe siècle) conservée à la Bibliothèque Nationale de Paris, lui a permis d’en combler les lacunes. Il a ainsi tenté de s’approcher au mieux du texte de l’original disparu, celui dicté par Dhuoda à un clerc nommé Guilbert, Wislabert selon les traducteurs.

 

Dhuoda, Uzès, St Geniés, Bertille, Livre, Lucie éditions, Dumas Colette, traité, éducation, manuel

 

Le Manuel pour mon fils est un précieux outil pour affiner les connaissances des historiens sur cette époque tumultueuse qui voit l’éclatement de l’empire de Charlemagne. En effet, Dhuoda y fait allusion aux troubles historiques survenus au cours de sa vie. Par ailleurs, c’est un touchant témoignage humain puisqu’elle y apparaît avec une sincérité et une grande dignité et, sous couvert de « miroir » moral, elle s’y exprime sans pathos, humblement et avec des mots mesurés qui cachent par pudeur un pur amour maternel frustré et, parfois, un grand désarroi personnel….

 

…Par ailleurs, la vie tragique de cette femme remarquable a inspiré tout naturellement les érudits de notre région et même éveillé parfois quelques fantasmes chez les romanciers. Où est la vérité ? Nul ne le saura jamais. Tout semble dit, écrit, publié, mis à la disposition de tous. Y a-t-il encore quelque chose à rajouter ? Et, pourquoi pas ?

Hantée par Dhuoda, j’ai flâné dans la ville d’Uzès à la recherche de traces des édifices où elle a vécu. À ma grande déception je n’en ai pas retrouvé car le passé architectural de la ville les a recouvertes de ses strates : À la cité épiscopale primitive du Ve siècle a succédé au moyen âge le quartier canonial de l’évêché autour de la cathédrale Saint-Théodorit flanquée de sa tour en dentelle du joli nom de « Fenestrelle ». En vis-à-vis vers l’ouest, le castrum primitif seigneurial d’Ucetia n’est plus. C’est maintenant le « Duché » avec sa tour Bermonde et deux autres tours, celle de l’évêque et celle du roi. Mais encore aujourd’hui, vers l’est, une fois les édifices romans dépassés, c’est la nature. J’ai tenté d’y retrouver l’esprit de Dhuoda dans son face à face avec les douces collines qui bordent la vallée de l’Eure…. »

 

 

(1)  Professeur au Collège de l’Assomption (Collège Feuchères en 1920) en 1848, il devint aussi directeur de publication sur le journal lancé à Nîmes en 1848 par le P. d’Alzon, « La Liberté pour tous» et, de même, « La Revue de l’Enseignement chrétien ». A la passion de l’étude, M. Germer-Durand joignit celle de la recherche archéologique et bibliographique. Il fut membre de l’Académie de Nîmes,  participa au Comité d’Art chrétien et fut choisi comme bibliothécaire de la ville.

(2)Cette inscription encore visible se dégrade de plus en plus et sa disparition est programmée si rien n’est fait pour sauver ce qu’il reste.

 

Vous pouvez vous procurer ce livre en le commandant à Lucie éditions ou par une simple demande par l’adresse mail de ce blog (prix : 12 € + frais d’envoi 2,40 €)

 

Germer-Durand, Bertille, Saint Geniés, art roman, église, consécration

 Les ruines de l'église Saint Génies à Uzès

13:47 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (4)

19/04/2010

Histoire d’hier, Combat de demain - Lycée d'Uzès 1974 – 1980

La Convention de l’UNESCO de 2003 définit le patrimoine culturel immatériel ou patrimoine vivant comme « les pratiques, représentations, expressions, ainsi que les connaissances et savoir-faire que des communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel» et précise : « procure aux communautés et aux groupes un sentiment d’identité et de continuité »

L’histoire du combat mené de 1970 – 1980 pour la sauvegarde du lycée d’Uzès s’inscrit tout à fait dans l’esprit de la convention et fait partie intégrante de notre patrimoine.

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Sur ce sujet, les Editions « Champ Social » viennent de publier un livre intitulé : « Histoire d’hier, Combat de demain » écrit par Nicole BOUYALA et préfacé par Bernard PINGAUD.


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Dans cet ouvrage, il est question de la bataille menée, dans les années 1970, pour s’opposer à la fermeture décidée par le Rectorat du Lycée d’Uzès. La victoire a été obtenue après six années grâce à l’audace, la persévérance, l’imagination et l’esprit citoyen qui ont marqué cette lutte exemplaire.

La plus spectaculaire des actions menées fut la création d’une « Terminale Sauvage ». Elle fut aussi déterminante. Deux ans après, le lycée obtint la création d’une terminale scientifique indispensable à sa survie, et fut réinscrit à la Carte Scolaire en 1980.

Terminale Sauvage.jpg

Carole BERTHELEMY - Martine BLANC - Philippe BOUYALA - Frédéric CHARMASSON - Ghislaine CHARMASSON - Philippe CORTICCHIATO – Guy DARBOUSSET – Olivier FERNANDEZ - Maria ROQUES - Martine ROURA - Elisabeth VACHIER.

Cette démarche est apparue intéressante pour permettre la compréhension de cette histoire ancienne et son rapport avec l’histoire d’aujourd’hui. Si on ne refait jamais l’Histoire avec un grand H, on peut en refaire une lecture qui montre à des élèves déjà confrontés à la difficile problématique de l’enseignement, comment on peut parfois influer sur des décisions venues d’en haut.

Il ne s’agit pas de faire la révolution, mais de prendre conscience que lorsque l’on s’engage dans une lutte, les paramètres sont nombreux, et que les décisions prises conduisent parfois beaucoup plus loin qu’on ne le pensait.

Les onze élèves de Première C et D (telles étaient les terminologies de l’époque) qui ont fait le choix en accord avec leurs parents de ne pas accepter de partir à Nîmes, Alès ou Bagnols pour effectuer leur Terminale n’ont sûrement pas réalisé, au départ, l’audace de cette décision. Les unes et les autres n’ont pas imaginé quand ils ont participé à cette « Terminale Sauvage » qui a marqué un tournant décisif dans le « sauvetage du Lycée », qu’ils étaient en train de construire localement l’Histoire de demain. Ils ne voulaient pas quitter leur ville, se séparer de leurs copains, de leur milieu, ce n’était pas une conviction qui les animait c’était plutôt le refus d’aller ailleurs.

Au fil des jours, au fur et à mesure face à l’intérêt qu’un peu partout leur démarche a provoqué, ils, elles ont pris conscience de l’importance de l’enjeu.

Le souci de la réussite au bac, primordial au départ s’est peu à peu effacé pour laisser place à la découverte de nombre de valeurs ignorées jusqu’alors :

La solidarité, la prise de conscience d’une lutte, les limites de l’autogestion etc.…

Ils se sont découverts comme acteurs d’une cause dont ils n’avaient pas mesuré l’ampleur et les conséquences sur le développement même de leur lieu de vie.

Peut-on en 2009 imaginer cette ville et cette petite région l’Uzége sans lycée ?

Combien de familles ne s’y seraient pas installées, combien d’autres l’auraient quittée ?

Les Onze « sauvages » n’avaient pas pensé à tout cela.

C’est dans ce lycée Charles Gide maintenant prospère avec ses 735 élèves (l’effectif était descendu jusqu’à 95 en 1975) que l’ouvrage sera présenté, en première, au public uzégeois avant de prendre son envol national.


Manifestation autour du livre

En collaboration avec le Proviseur, Jean Michel CABANIS et la communauté éducative du lycée Charles GIDE, une manifestation sera organisée le Mardi 19 mai 2009.

Le programme proposé comprendra une première partie réservé aux élèves :
• Une exposition conçue à partir d’articles de presse sera présentée au CDI à partir de vendredi 15 mai 2009.

• Lycéens d’aujourd’hui et anciens feront revivre la contestataire "Classe Sauvage" à travers un dialogue animé par un enseignant d’hier (André AUBIN) et un d’aujourd’hui (Luc CHAREYRE).

• Une conférence sur le thème : « La classe sauvage » introduira le livre « Histoire d’hier, Combat de demain »

La deuxième partie, composée de deux autres conférences : « L’Uzége rebelle » et « Une telle histoire pourrait elle être possible aujourd’hui ? », sera accessible au public. Elles se dérouleront à partir de 15 h 30 dans le foyer socioculturel du lycée. L’auteur, Nicole BOUYALA qui a été au cœur du combat et plusieurs autres personnes (élèves, enseignants, parents) qui l’ont accompagnées vous feront revivre cette lutte qui a permis à Uzès de reprendre vie.

L’exposition pourra être vue par le public à partir de 14h 30.

La signature de l’ouvrage clôturera cette manifestation.

La photo de la "Terminale Sauvage" a été gracieusement mis à notre disposition par Jacques ROUX

08:41 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)