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17/03/2011

Conférence : "Uzès sous la 1ère République 1792 - 1799"

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La Commission Archives et Patrimoine de l’Association des Amis du Musée vous invite à une conférence sur le thème :

"Uzès sous la 1ère République 1792 - 1799"

Par Gérard Bressieux, professeur d’histoire-géographie

JEUDI 17 MARS 2011 à 18 h

Salle des Expositions (1er étage Evêché)


Devise de la République.jpg

 

10/03/2011

Revue "Archives et Patrimoine" - Hors série n°1

La commission « Archives et Patrimoine » de l’association des Amis du Musée d’Uzès a publié sa revue (Hors série n° 1) qui synthétise quelques travaux de recherche effectués par les historiens intéressés par Uzès et l’Uzége.

Couverture Archives et Patrimoine n° 01.jpg


Plusieurs thèmes sont développés :
- L’insécurité, sujet très actuel, qui, de tout temps, a préoccupé les sociétés : Insécurité et criminalité à Uzès au XVIIe siècle (Jean Christophe Galant) et l'exercice de la justice en Uzège vers la fin du XIVe siècle (Jean Gabriel Pieters).



Gibet Uzès 1.jpg



Le gibet situé sur le chemin de Justice








François-Paul de Brueys d’Aigaliers (Mireille Olmière) fut érigé à l’initiative de sa veuve. Cet article nous dévoile la chronique de cette érection.
- L‘histoire corrigée : cette rubrique va permettre au fil des numéros de rétablir quelques vérités historiques. Certains auteurs ont négligé d’approfondir des points de l’histoire ou ont perpétué des erreurs d’ouvrages en publications et ainsi dénaturé la réalité des faits. L’article Au sujet de la disparition des statues de l’Amiral de Brueys et de Jacques de Crussol, Duc d’Uzès (Maryse Cathebras) restitue la vérité sur l’enlèvement de ces statues.

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Portrait de François Paul de Brueys d'Aigaliers – Musée Uzès










- Issue d’archives privées (Thierry Vincent), le « carnet de campagne de la Grande Guerre » du général Vincent (Fabrice Cabane) nous fait revisiter la guerre de 14-18 à travers l’expérience d’un général de brigade, uzétien de souche.

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Le jeune André Vincent en tenue de polytechnicien - Collection privée.











Cette commission créée en 2009 a pour but principal est la reconnaissance et le développement de ce secteur par la valorisation et la communication du travail réalisé au niveau des archives : publications, conférences et expositions, collaboration avec d’autres associations. Cet objectif répond tout à fait aux missions des Archives de la Ville qui sont à la fois un service de gestion de l’information et de conservation du patrimoine. (1)

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Vous pourrez trouver cette revue au Musée Georges Borias (5 €) ou vous pouvez la commander à partir de l’adresse électronique de ce blog.


(1) Extrait de l’éditorial.

08/01/2011

Voeux 2011

Au nom de l’association Histoire et Civilisation de l’Uzége, je souhaite à chaque lecteur que tous les jours de cette année 2011 soient remplis de paix, de santé et de félicité.
Je profite de l'occasion pour remercier toutes les personnes qui s'intéressent aux articles publiés sur ce blog. En 2011, nous continuerons de vous faire connaître, de promouvoir et d'étudier le patrimoine local à travers toute la diversité de ses richesses.

Et comme le dirait Albert Roux, le poète félibre de Sanilhac :
Bono annado, bèn granado e bèn acoumpagnado ! Longo mai !

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A benlèu sus lo blòg
A bientôt sur le blog
Bernard MALZAC

30/12/2010

Lou cachofio ou la bûche de Noël

Héritée d’une origine païenne liée au solstice d’hiver, la bûche de Noël était désignée sous le nom de cachofio ou cachofioc. Cette tradition, aujourd’hui disparue dans notre région, nous a été rapportée par Thomas Platter lors de son séjour à Uzès en 1597 (1) :
… Le 24 décembre, dans la soirée de Noël, à la tombée de la nuit, nous étions sur le point de faire une collation, dans la maison de mon logeur, Monsieur Carsan…
… J’ai donc vu qu’on mettait sur le feu une grosse bûche de bois. Celle-ci est appelée dans leur langage local (d’oc) un Cachefioc, ce qui veut dire cache-feu ou couvre-feu. On procède ensuite aux cérémonies ci-après décrites.
De fait, en cette même soirée, on dépose une grosse bûche de bois sur le grill, par-dessus le feu. Quand elle commence à brûler toute la maisonnée se rassemble autour du foyer ; dès lors, le plus jeune enfant (s’il n’est pas trop petit, auquel cas, il appartiendrait au père ou à la mère d’agir en son nom pour l’accomplissement du rite) prend dans sa main droite un verre plein de vin, des miettes de pain et un peu de sel ; et dans la main gauche une chandelle de cire ou de suif allumée. Immédiatement les personnes présentes, du moins celles qui sont de sexe masculin, tant jeunes garçons qu’adultes, ôtent leurs chapeaux ; et l’enfant susdit, ou bien son père s’exprimant au nom d’icelle, récite le poème suivant, rédigé dans leur langue maternelle (d’oc, alias provençale) :
Ou moussur
S’en va et ven,
Dious donne prou de ben,
Et de mau ne ren,
Et Dious donne des fennes enfantans,
Et de capres caprettans,
Et de fedes agnolans,
Et de vaques vedelans,
Et de saumes poulinans,
Et de cattes cattonans,
Et de rattes rattonans,
Et de mau ne ren,
Sinon force ben.


Cela veut dire : « En quelque endroit que se rende le maître de maison, qu’il aille ou qu’il vienne, puisse Dieu lui donner beaucoup de choses et rien qui ne soit mauvais. Et que Dieu donnent des femmes qui enfantent des chèvres qui feront des chevreaux, des brebis agnelantes, des vaches vêlantes, des ânesses poulinantes, des chattes productrices de chatons, et des rats productrices de ratons. Autrement dit, rien qui ne soit mal ; et en revanche, force bonnes choses »

Tout cela étant dit, l’enfant jette une pincée de sel sur la partie antérieure de la bûche, au nom de Dieu le Père; idem sur la partie la partie inférieure, au nom du fils, et enfin, sur la partie médiane au nom du Saint-Esprit. Une fois ces rites effectués, tout le monde s’écrie d’une seule voix : Allègre ! Diou nous allègre, ce qui veut dire : « En liesse ! Dieu nous mette en liesse !». Ensuite, l’enfant fait de même avec le pain, puis avec le vin, et finalement, tenant en main la chandelle allumée, il fait le cierge des gouttes de suif ou de cire brûlante aux trois endroits de la bûche, au nom de Dieu le Père, du fils et du Saint-Esprit. Et tous reprennent en chœur le même cri qu’ils ont déjà poussé : « En liesse !». A ce qu’on dit, un charbon ardent en provenance d’une telle bûche ne brûle pas une nappe si on le pose dessus. On conserve avec soin toute l’année les fragments de la bûche en question, noircis au feu, et l’on pense que quand une bête ou un être humain souffre de tumeurs, une application de ces ci-devant braises, maintenant éteintes, sur la grosseur ou bosse ainsi produite empêchera que celle-ci ne s’accroisse et même le fera aussitôt disparaître.
Mais revenons à la nuit de Noël : les cérémonies de la bûche étant terminées, on sert une collation magnifique, sans viande ni poisson, mais avec du vin fin, des fruits et des confiseries. On pose dessus un verre à moitié rempli de vin, du pain, du sel et un couteau. J’ai vu tout cela, de mes yeux vu…


Autre témoignage de cette pratique transposée au XIXème siècle qui nous est décrite par Frédéric Mistral dans son œuvre capitale « Mirèio (3)» (Mireille), publiée en 1859.

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…Un grand pirastre negrejavo
Un noir et grand poirier sauvage
E dôu vieiounge trantraiavo…
Chancelait de vieillesse...
L’einat de l’oustau vèn lou cepo pèr lou pèd
L'ainé de la maison vient, le coupe par le pied,
A grand cop de destrau l’espalo
À grands coups de cognée l’ébranche,
E, lou cargant dessus l’espalo
Et le chargeant sur l'épaule,
Contro la taulo calendalo
Près de la table de Noël,
Vèn i pèd de soun grand lou pausa mé respèt
Il vient, aux pieds de son aïeul, le déposer respectueusement.


Lou segne grand de gen de modo
Le vénérable aïeul, d'aucune manière,
Vóu renouncia si vièii modo
Ne veut renoncer à ses vieilles modes.
A troussa lou davans de soun ample capèu
Il a retroussé le devant de son ample chapeau,
E vai couchous querre la fiolo
Et va, en se hâtant, chercher la bouteille.
A mes sa longo camisolo
Il a mis sa longue chemise
De cadis blanc e sa taiolo
De cadis blanc, et sa ceinture,
E si braio nouvialo e si guèto de pèu
Et ses brayes (2) nuptiales et ses guêtres de peau.


Mai pamens touto la famiho
Cependant toute la famille
A soun entour s’escarrabiho…
Autour de lui joyeusement s'agite...
-Bèn ? Cachafió boutan pichot -Si ! vitamen
- Eh bien! Posons-nous la bûche, enfants? - Oui ! Promptement
Tóuti ie respondon - Alégre !
Tous lui répondent - Allégresse!
Crido lou viéi, alègre, alégre !
Le vieillard s'écrie, allégresse, allégresse!
Que Noste Segne nous alégre !
Que Notre Seigneur nous emplisse d'allégresse !
S’un autre an sian pas mai, moun Diéu, fuguen…
Et si, une autre année, nous ne sommes pas plus, mon Dieu, ne soyons pas moins !


E’mplisiènt lou got de clareto,
Et remplissant le verre de clarette,
Davans la bando risouleto,
Devant la troupe souriante,
Éu n’escampo tres cop dessus l’aubre fruchau,
Il en verse trois fois sur l'arbre fruitier,
Lou pu jouinet lou pren d’un caire,
Le plus jeune prend (l'arbre) d'un côté,
Lou viéi de l’autre, e sorre e traire
Le vieillard de l'autre, et sœurs et frères
Entre-mitan, ie fan piéi faire
Entre les deux, ils lui font faire ensuite
Tres cop lou tour di lume e lou tour de l’oustau.
Trois fois le tour des lumières et le tour de la maison.


E dins sa joio lou bon rèire
Et dans sa joie, le bon aïeul
Aubouro en l’èr lou got de vèire :
Élève en l'air le gobelet de verre :
O fio, dis, fio sacra, fai qu’aguen de béu tèm !
O feu, dit-il, feu sacré, fais que nous ayons du beau temps !
E que ma fedo bèn agnelle,
Et que ma brebis mette bas heureusement,
E que ma trueio bèn poucelle,
Que ma truie soit féconde,
E que ma vaco bèn vedelle,
Que ma vache vêle bien,
Que mi chato e minora en fanion tóuti bèn !
Que mes filles et mes brus enfantent toutes bien !


Cachafio, bouto fio ! Tout-d’uno,
Bûche bénie, allume le feu ! Aussitôt,
Prenènt lou trounc dins si man bruno,
Prenant le tronc dans leurs mains brunes,
Dins lou vaste fougau lou jiton tout entié.
Ils le jettent entier dans l'aire vaste.
Veirias alor fougasso à l’oli,
Vous verriez alors gâteaux à l'huile,
E cacalauso dinsl aióli
Et escargots dans l’aïoli
Turta, dins aquéu bèu rególi,
Heurter, dans ce beau festin,
Vin cue, nougat d’amelo e fruecho dóu plantiè.
Vin cuit, nougat d'amandes et fruits de la vigne.


D’uno vertu devinarello
D'une vertu fatidique
Veirias lusi li tres candèlo ;
Vous verriez luire les trois chandelles ;
Veirias d Esperitoun, giscla dóu fio ramu,
Vous verriez des Esprits jaillir du feu touffu ;
Dóu mou veirias penja la branco
Du lumignon vous verriez pencher la branche
Vers aquéu que sara de manco;
Vers celui qui manquera (au banquet) ;
Veirias la napo resta blanco
Vous verriez la nappe rester blanche
Soulo un carboun ardènt e li cat resta mut !...
Sous un charbon ardent, et les chats rester muets !

Nous ne pourrions terminer ce tour d'horizon sans céder la parole à Albert Roux et Albert Hugues qui nous donne quelques précisions sur la pratique de ce rituel dans le parage d'Uzès et du Malgoires (4):
... Alors que dans le Malgoirès c'est au plus âgé à dresser le cacha-fio, c'est au plus jeune de la maisonnée que revient cet honneur dans le parage d'Uzès. S'il en est incapable à cause de son jeune âge, le père ou la mère le font pour lui. La grosse bûche de Noël est arrosée de vin blanc, des miettes de pain et des pincées de sel, sont jetées dans le brasier, ces dernières en disant: « Au nom du Père », une pincée de sel : « Au nom du Fils », une autre pincée: « Au nom du Saint-Esprit » une autre pincée.
Et la famille réunie autour du foyer, crie : Allègre!...


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Museon Arlaten
Salo calendalo - Ceremoni dou cacho-fio







Du cachofio, il ne reste plus que les bûches de Noël qui vont se parer de leurs plus beaux atours... et nous livreront un véritable plaisir gustatif !


BONNES FETES DE NOEL ET DE FIN D’ANNEE

Cacho-fio mèten
Cacha-fio nous mettons
Cacho-fio paussen
Cacha-fio nous posons
Dieù nous fague la gràci de veùe l’an qui vèn :
Dieu nous fait la grâce de voir l’an qui vient
E se sian pas mai qu'au mens que siguen pas mens !
Et si nous ne sommes pas plus nombreux que nous ne soyons pas moins ! (5)

(1) Le voyage de Thomas PLATTER 1595 - 1599 - Le siècle des Platter II Fayard Mai 2000 - Texte traduit par Emmanuel Le Roy Ladurie et Francine-Dominique Liechtenhan

(2) Mot francisé, fait référence aux braies qui étaient une espèce de large pantalon, serré par le bas.

(3) MIRÈIO, Pouèmo Prouvencau de Frédéric MISTRAL - Notes du chant VII -
La traduction littérale réalisée par Charpentier Libraire-éditeur dans la publication de 1864.

(4) « Folk-lore du parage d'Uzès et du Malgoirés.» publié en 1918 dans le Bulletin de la Société d'Etude de Science Naturelle de Nîmes. Etude ethnographique réalisée sur le territoire de l'Uzège et du secteur de Saint Geniés de Malgoires.

(5) Extrait d’un article intitulé « Noël provençale » - Optima. Hebdomadaire féminin illustré puis Revue féminine 1927

23/12/2010

La Nouvelle Cigale Uzégeoise

La Nouvelle Cigale Uzégeoise a pris son envol en 2010, après avoir passé un long hivernage qui a duré plusieurs décennies. En effet, cette revue inspirée par la cigale uzégeoise, publiée de 1926 à 1934 par l’éditeur George Gourbeyre, renait de sa période larvaire pour s’épanouir en ce début de XXIe siècle, avec le même esprit, mais avec des coloris différents adaptés à son nouvel été.

Comme l’indiquait Yannick Breton (1), éditeur de la revue, dans l’éditorial du n° 0 : « …De la cigale, notre aïeule, nous reprenons le désir et les objectifs : mettre en exergue la vie culturelle d’Uzès et de l’Uzège tout en nous intéressant à la culture en général… »
Les initiateurs de cette renaissance ont voulu garder l’esprit impulsé par leurs prédécesseurs mais dans une conception contemporaine et ouverte à tous les courants.
La revue est structurée autour de différentes rubriques (2) qui se déclineront selon le schéma suivant :

Le dessin : Gérard Depralon, plasticien et dessinateur, dans chaque numéro nous gratifiera de sa vision d’Uzès dont lui seul connait le secret. Cet artiste est aussi le créateur de la couverture de la revue.
La littérature et l’histoire littéraire : riche de la présence passée d’auteurs célèbres et d’un vivier d’auteurs actuels reconnus, la littérature occupera une place privilégiée dans la revue sans pour autant occuper tout l’espace.
L’art : élément central de la revue, il sera approché à travers plusieurs disciplines et sera l’occasion de présenter les artistes de la région ainsi que leurs œuvres.
La science : une approche pluridisciplinaire proposera un large éventail du champ scientifique : des sciences humaines aux technologies nouvelles vous découvrirez les secrets de notre monde.
L’histoire locale : elle sera abordée sous son aspect contemporain à travers des événements du XXème et XXIème siècle qui ont marqué l’histoire d’Uzès et de l’Uzège.
La culture occitane : La langue d'oc (ou occitan) prend naissance au début du Moyen-âge et devient une des grandes langues de la culture européenne. Elle a marqué notre identité et fait partie intégrante de notre patrimoine vivant.
La gastronomie : la rubrique « Le fourneau de la cigale - Lo fornèu de la cigalo » vous fera partager toutes les richesses dont regorgent notre pays. Des recettes originales, venant parfois d’un lointain passé, aux histoires « gourmandes », nous permettront de savourer avec délectation les saveurs du terroir.
Patrimoine : qu’il soit culturel, architectural, naturel, vivant voire industriel, il est l’essence même de nos racines. Pour mieux connaître cet héritage légué par les générations qui nous ont précédées, nous vous ferons découvrir ces richesses très souvent méconnues et parfois insoupçonnées.
La climatologie : si elle s'appuie sur des mesures relevées par satellite et sur d’autres paramètres de haute technicité, mais elle peut aussi lier l’action de la lune et à l’interprétation des proverbes usités à cet effet. C’est ce que nous proposera Jean Mignot dans ses chroniques déjà forts appréciées.
Gens d’ici et d’ailleurs : l’Uzège cosmopolite est une réalité qui fait partie de notre quotidien. Quel regard ont ces personnes sur notre univers ? Quels témoignages peuvent-ils nous faire partager ? Vous trouverez des réponses dans cette rubrique qui leur est consacrée.
Glanes d’ici et d’alentour : un peu d’actualité littéraire, artistique, scientifique et des coups de cœur glanés de-ci, de-là, seront présentés régulièrement.
La cigale d’antan : le lien qui nous relie directement à la source même de notre inspiration. Dans chaque numéro, nous reproduirons un article, un extrait de texte, un poème qui sont parus dans des numéros de l'ancienne revue la cigale uzègeoise.
La publicité : Ces « réclames » qui permettaient d’aider au financement de la revue, revêtent aujourd’hui un intérêt historique et mémoriel de la vie économique d’Uzès. Nous souhaitons perpétuer cet esprit pour que les publicités d’aujourd’hui deviennent un élément de notre « patrimoine » de demain.


Publié en juin 2010, le n° 1 a été présenté à la Médiathèque de Montaren :

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Le n° 2 est sorti des presses de l’imprimeur en décembre pour être présenté à la librairie ImagineCeramic, chez Claire et Charles Essautier :

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La revue est proposée en édition standard comprenant 72 pages avec les dessins ou photos d’artistes en couleurs et en édition de luxe accompagnée d’une lithographie originale, hors texte, de l’artiste présenté, tirée à 30 exemplaires. Ces œuvres sont réalisées par les Editions Bervillé dans leur atelier d’Arpaillargues.

Abonnements : La Nouvelle Cigale Uzégeoise 2010 - La Nouvelle Cigale Uzégeoise 2011


Pour terminer cette présentation, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter un poème de Jules Couder qui saluait l’arrivée de la cigale uzégeoise :

A la Nouvélo Cigalo
À la Nouvelle Cigale

Quand l'Amatur, dins soun jardin,
Quand l’Amateur, dans son jardin,

Entre l’eigàgno dou matin,
Parmi la rosée du matin

Vei espéli la flous nouvélo ;
Voit éclore la fleur nouvelle ;

Sentis soun cur que tréfoulis :
Il sent son coeur qui frissonne :

En countemplant la Doumisélo,
En contemplant la Demoiselle,

Que ié fai riséto et grandis !
Qui lui fait un sourire et grandit !

Viel parla de nostre teraire,
Vieux parler de notre terroir,

Aimant tout ce que lou fai béou ;
Nous aimons tout ce qui l’embellit

Te saludé coum'un flambéou,
Je te salue comme un flambeau

Embe li dous pés en éscaire,
Avec les deux pieds écartés

Et la man drecho à moun capéou !!
Et la main droite à mon chapeau !!

Jicé (3) - 1926


(1) La revue La Nouvelle Cigale Uzégeoise est publiée par Lucie éditions dans la collection Patrimoine des régions.
(2) La déclinaison des différentes rubriques est extraite du blog des Amis de la Nouvelle Cigale Uzégeoise.
(3) Jules Couder (6 août 1845- 31 juillet 1931), poète félibre dont la médiathèque d'Uzès possède l’ensemble des manuscrits, ancien professeur dont le père avait été principal du collège, il fut aussi premier adjoint au maire pendant la guerre de 1914 - 1918, et administra la ville pendant toute cette période. Poème paru dans le n°1 de la cigale uzégeoise