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27/10/2011

Conférence sur le peintre gardois MALBOS

Les Amis du Musée proposent une conférence sur le peintre gardois MALBOS (1885-1960), jeudi 27 octobre 2011 à 18 heures à l’évêché dans  la salle des expositions  au  1er étage (entrée libre).

 

 

 

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             Aquarelle - La rue Saint Théodorit à Uzès 1935

 

C’est Pierre Malbos, son petit-fils, qui a consacré une partie de son temps, depuis 1985, à la connaissance de l’œuvre de son grand-père, auprès de qui il a vécu jusqu’à sa mort. C’est lui aussi qui, à la demande des Amis du Musée d’Uzès et en prélude à la nouvelle exposition (d’œuvres différentes) de Malbos à l’Espace des Capucins, viendra raconter l’itinéraire atypique de ce peintre local, l’illustrant de documents inédits.

C’est seulement l’an dernier, année du cinquantenaire de sa disparition, que le public d’Uzès a pu découvrir, à travers une exposition à l’Espace des Capucins, l’art d’un peintre originaire de Vers-Pont du Gard : Malbos (1885-1960).

Au cours de cette exposition, qui a été souvent une révélation pour ses nombreux visiteurs, le Musée d’Uzès s’est enrichi de trois œuvres de cet artiste qui a été, pour beaucoup d’amateurs d’art, une découverte longtemps après sa disparition : car si Malbos a peint tout au long de sa vie, il n’a jamais rien fait pour se faire connaître. Quand il exposait des œuvres, toujours de petit format et dans des expositions collectives, il avait soin de mentionner au dos « réservé » ou « vendu », incapable qu’il était de se séparer de ce qu’il considérait comme un jalon de sa recherche dans une vie artistique très personnelle, assimilable à un journal intime. 

        

C’est ainsi qu’en 1985 (soit vingt-cinq ans après la disparition du peintre et année de son centenaire) ses proches n’avaient encore jamais envisagé de déroger à cet étrange choix. C’est cette année-là, et très modestement, dans le village de ses origines, à Vers-Pont du Gard, qu’une exposition rétrospective a enfin permis au public de l’art de découvrir l’étendue de la production d’un peintre dont la famille est enracinée dans le village. L’enthousiasme du public a fait que, par la suite, une rétrospective plus vaste a été présentée, trois mois d’été durant, dans un musée d’Aix-en-Provence. La carrière posthume de Malbos prenait alors son envol définitif avec des œuvres de lui entrant dans des musées, des collections prestigieuses en même temps que des expositions, en France et à l’étranger, le faisaient connaître.

 

 

 

 

06/10/2011

Louis Bousquet et Louis Mouric, deux Gardois entre café-concert et music-hall durant la Belle Époque

Jeudi 6 octobre 2011 à 18 h Salle des Archives (1er étage Evêché), la Commission Archives et Patrimoine de l’Association des Amis du Musée d'Uzès vous invite à une conférence intitulée : « Louis Bousquet et Louis Mouric, deux Gardois entre café-concert et music-hall durant la Belle Époque ».par Fabrice CABANE, professeur d’histoire-géographie au lycée Charles Gide d’Uzès



Louis Bousquet (né et mort à Parignargues, 1870-1941) fut successivement employé aux chemins de fer, marchand de cycles à Paris et maire de Beauchamp (Val-d'Oise). Entre ces occupations, il eut le temps d'être le parolier de chansons en tous les genres - surtout comiques - entre 1902 ou 1903 et le début des années 30.
Ses compositions sont encore dans les mémoires : Avec Bidasse, La caissière du Grand Café, Quand Madelon. Elles furent interprétées par les plus grands (Mayol, Dranem, Bach, Fernandel), et Vincent Scotto a également composé quelques musiques pour lui.

Couverture partition Madelon.jpg


Mais son « voisin » Louis Mouric (né et mort à Mauressargues, 1881-1951) demeure inconnu et n’a pas fait carrière à Paris. Durant son service militaire, dans un régiment d’artillerie à Bastia entre 1902 et 1905, il rédige un « chansonnier » avec des textes au style très varié (patriotique, « fleur-bleue », antimilitariste, antibourgeois, etc.) accompagnés de dessins coloriés où les femmes sont parfois peu vêtues et les hommes souvent entreprenants. Après son passage sous les drapeaux, Mouric retourne dans son village dont il fut maire, et qu’il ne quittera qu’entre 1914 et 1919.

Mouric, mauressargues, chansonnier, militaire, café-concert, bastia


La conférence permettra de confronter l’œuvre de Bousquet au chansonnier de Mouric. Nous verrons des dessins de Mouric et nous lirons quelques uns de ses poèmes, tout en écoutant des chansons du début du XXe siècle, une époque de transition entre la tradition du café-concert et celle du music-hall naissant. Et nos deux Gardois, à des titres différents, méritent pleinement d’y figurer !